Top départ…

Le train est lancé. Si tout va bien, le tournage de « Camille, ou les Sentiments » débutera en début d’été prochain. Ce film fera suite à « Alice, ou les Désirs », sorti en février de cette année.

Contrairement à la littérature, et plus qu’en art ou en musique, l’œuvre cinématographique a besoin d’argent pour exister. La production d’un film s’insère dans un modèle économique, et en France, grosso-modo, il y en a trois. Les grosses productions, essentiellement financées par les studios filiales des grandes chaînes de télévision, les films dits « du milieu » initiés par des producteurs indépendants mais reconnus, aidés par les télés et parfois le CNC, et enfin les films indépendants, montés à la marge du système par des francs tireurs. « Alice », le premier volet de la Trilogie, fait parti de cette dernière catégorie de films.

On ne choisit pas de faire un film « indépendant » plutôt qu’un film « du milieu », même s’il est vrai que la liberté est totale pour l’auteur d’un film indépendant, dans la mesure où il sait s’accommoder de l’absence de moyens. L’alternative n’est pas de faire « un film indépendant » ou un « film du milieu » mais « un film indépendant » ou pas de film du tout. Nous avons donc décidé de faire exister « Camille » , et on verra s’il se fera comme un film indépendant, avec plus ou moins de ressources, ou, rêvons un peu, comme un petit… « film du milieu » !

La préparation d’un film n’est pas un long fleuve tranquille. Puisqu’on a commencé par parler d’un train, elle s’articule autour d’un point précis, qu’on appellera « top départ » (deux à trois mois avant le tournage pour un film indépendant) au delà duquel on ne peut plus arrêter le train, si ce n’est en le faisant dérailler, avec des dommages certains à la clef.

Avant ce point, « le top départ », on lance les recherches de financement (même pour un film indépendant, il faut de l’argent), on finalise le casting et on choisit l’équipe technique. Après le « top départ », on boucle les agendas, on réserve les décors et on s’occupe des autorisations de tournage. Et c’est en général le niveau de financement qui détermine le moment où on appuie sur le bouton du « top départ ». On pourrait alors se demander pourquoi ne pas attendre le financement pour lancer la préparation ? La réponse est que la préparation avant le « top départ » (casting, solutions techniques…) influe et peut générer du financement.

Internet est un outil puissant pour les films indépendants. Aussi avons nous décidé de construire ce blog que nous ferons vivre tout au long de la préparation et du tournage de « Camille, ou les Sentiments ». J’écrirai une petite synthèse au moins une fois par mois, et nous l’alimenterons à chaque fois qu’un élément nouveau surviendra. L’ensemble de ces textes constituera en temps réel la chronique d’un film, du début de sa préparation jusqu’à, n’en doutons pas, son triomphe public !

Cette entrée a été publiée dans actualités, avec comme mot(s)-clef(s) , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.